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Attentats de Nice : Communiqué de l’UDE et du Front Démocrate

Communiqué de L’UDE et du Front Démocrate :

Une fois encore, la barbarie des terroristes aveugles de Daesh et de sa sombre mouvance, a frappé la planète, cette fois, en France, à Nice, le jour de notre Fête nationale.

Toutes nos condoléances aux familles et proches des victimes. Courage à toutes les Niçoises et à tous les Niçois, nous sommes avec vous.

Désormais, il ne s’agit plus d’être sidérés ou dessiner des larmes sur les réseaux sociaux. Il est temps d’agir, avec le gouvernement de la France et l’ensemble du monde libre, celui qui partage nos valeurs de Liberté, d’Égalité, de Fraternité, afin de renforcer la sécurité des populations, afin d’éradiquer ces forces issues des profondeurs les plus ténébreuses de l’Humanité.

Tribune : Face au terrorisme et à la guerre, quelles solutions pour la France et pour le Moyen-Orient ?

Vendredi 13 Novembre à Paris, nous étions assassinés.

130 vies envolées par des monstres qui cherchent à nous terroriser, qui veulent nous faire taire et nous diviser. Le 7 janvier la France était déjà frappée. Nous étions tous Charlie. La liste est longue d’ailleurs, elle s’est ouverte il y a déjà plus d’un an, et nous n’avons pas encore les moyens de la fermer. Mardi 24 novembre, Tunis, 12 victimes dans un bus de la sécurité présidentielle. Vendredi 20 Novembre, Bamako, 27 personnes de toutes nations sont assassinées froidement dans cet hôtel malien. Jeudi 12 Novembre à Beyrouth, 47 Libanais sont morts sous les bombes de kamikazes de DAESH. Le 31 octobre en Egypte, 224 personnes meurent dans le crash d’un avion de compagnie russe perpétré encore par ces barbares…

Des ruines, des innocents morts, des millions de réfugiés partout, des enfants sans foyer et sans famille. Les conséquences de l’installation de Daesh (Etat Islamique) depuis le printemps 2014, sur les terres irakiennes puis syriennes sont terribles et s’étendent partout dans le Monde. Les premières actions militaires, par le biais de frappes militaires essayent d’enrayer ce cancer. Les réactions sont immédiates. Tous ces attentats perpétrés sont leur réponse. Notre Monde a choisi la guerre et la haine. Nous avons soif de vengeance. Eux cherchent à nous diviser.

Si nous voulons véritablement retrouver la sécurité de manière efficace, au moins en France, nous devons comprendre ce qui nous est arrivé, trouver les causes et trouver les bonnes solutions à court et long termes, sur notre territoire et ailleurs dans le Monde. La paix nécessite de la réflexion et des actions intelligentes.

Aujourd’hui, l’urgence est sur notre territoire métropolitain.

La paix intérieure n’est pas assurée. La France, cette très ancienne nation, souvent considérée dans le Monde comme le phare de la démocratie, comme la jeune fiancée que tout étranger rêve de visiter et de posséder,  s’est construite avec pour principes républicains, la liberté de penser, l’égalité de tous, et la fraternité entre nous. C’est bien ces piliers lumineux qui semble être attaqués aujourd’hui. Il est évident que depuis quelques années, nous avons vu monter un repli sur soi en France, une désunion des Français. Ce communautarisme, visible dans de nombreux pays, s’il n’est pas la meilleure solution pour se comprendre entre communautés différentes, s’entendre et s’aimer, il est une réaction normale de protection, face aux tensions mondiales, face à l’abandon des pouvoirs publics et politiques, face au manque d’éducation et de culture, faute de moyens –ou de choix- financiers. Face à ce premier pas vers le repli, la meilleure réponse localement, dans nos villes, restera la construction de logements basés sur la mixité sociale, une éducation laïque renforcée et l’élimination des cellules et organisation (fussent-elles religieuses) incitant à la haine et à la discrimination. La haine et la violence, quant à elles, trouvent leurs origines, là où on les concentre: en prison. Il est impératif de réaliser un accompagnement culturel et éducatif en milieu carcéral qui soit à la hauteur des enjeux. C’est un travail de longue haleine.

A court terme, nous avons besoin d’endiguer cette montée de violence, de dénicher tous ces terroristes français qui ont été embrigadés et formatés par Daesh. Il ne faut pas chercher à comprendre comment ils ont pu en arriver à détester leur propre pays, il faut simplement les stopper. L’état d’urgence promulgué par l’Assemblée Nationale est une réponse adaptée. Nous avons trop pensé qu’il était simplement possible de surveiller à distance ces guerriers fanatiques écervelés. Il n’en est rien, nous avons été dépassés par leur multiplication, leur radicalisation, leur déshumanisation. Aussi, tous les outils législatifs et exécutifs qui permettront d’arrêter ces terroristes, de les incarcérer rapidement avec des peines lourdes, de les expulser du territoire s’ils sont de nationalités étrangères, ou de les dénaturalisés, seront bienvenus. Nos forces de renseignements, de police, judiciaire et militaire sont totalement compétentes pour enrayer ce cancer intérieur.

Ce cancer provient évidemment d’un manque d’éducation et de culture sur des populations (jeunes) qui se sentent abandonnées par la société française. Les allers-retours en prison accentuent cette exclusion définitive.

Mais à l’extérieur de la France, des barbares sortis de prisons, soit-disant frères, avides de pouvoir et manipulateurs, ont vu l’opportunité sur ce terreau français fragilisé, d’endoctriner ces jeunes français en leur apportant  une certaine reconnaissance, voire un éternel remerciement… et de les embrigadés ainsi dans une lutte violente.  Ils ont ainsi construit une sorte d’islam appauvri et radical que les pouvoirs publics ont laissé s’installer, faute de compréhension.

Ce n’est pas une religion. Même les anciens, de confession musulmane, ne reconnaissent pas leurs jeunes générations dans cette démarche ultra-radicale et violente. Nous ne devons pas laisser s’installer plus longtemps cet ersatz religieux sans racine, sans histoire, sans culture.  Au même titre que des sites pédophiles, tous les sites religieux ou communautaires à mouvences radicales doivent être supprimés.

En parallèle de cette action intérieure ferme, nous devons également trouver des solutions à l’étranger.

En Syrie et en Irak, là où Daesh et ces barbares sont installés. Si en France, le combat peut sembler être d’origine faussement religieuse , il n’en est rien là-bas. Cette organisation criminelle internationale s’est construite d’une part avec des hommes de mains de l’ex-dictateur irakien, Sadam Hussein , et de l’autre côté avec des prisonniers dangereux  libérés par Bachar el-Hassad afin de créer la terreur et mieux diviser les communautés dans son pays. Ce monstre à deux têtes est donc constitués de gens avides de pouvoir et se fichent bien de toutes les religions. Et le pouvoir s’obtient, entre-autre, par la division et la peur. Daesh l’a bien compris.

Si les frappes aériennes peuvent sembler être une réponse en fragilisant à court terme la montée de cette organisation islamique, si elle est une réaction assez simple, innée et faussement saine de volonté de vengeance humaine, elle n’est pas nécessairement une solution.

Cette organisation sanguinaire a germé sur un terreau irakien post-américain fait de guerres entre sunnites et chiites, de corruption et d’oppression.  Au lendemain de la guerre en Irak, lorsque les Américains sont partis et ont redonné le pays à feu et à sang aux Irakiens, après l’élimination de Sadam Hussein, il s’est construit un Etat contre sa société avec, entre-autre, une armée d’occupation irakienne opprimant toutes manifestations, fussent-elles pacifistes, marginalisant la communauté sunnite avec des exécutions pseudo-judiciaires, et surtout installant partout dans les villes et villages un système de corruption avancé siphonnant les revenus de l’Etat (pétrolier) initialement prévus pour la santé, l’éducation, les transports, etc., vers des intérêts particuliers… On peut ainsi comprendre comment, au début, Daesh a pu naître dans ce pays de désolation et privé de tout, et comment cet groupuscule a pu être considéré comme une armée de libération, grâce à un discours –faussement religieux-, sur une partie de la population –majoritairement sunnite- en manque d’éducation, après ces 20 ans de guerre.

En un an, la progression a été phénoménale dans le nord du pays.

En Syrie, on retrouve le même schéma avec un dictateur sanguinaire et manipulateur à l’extrême, qui sème la terreur dan sla population et s’enrichit sur le dos des Syriens obligés de fuir, de se révolter, ou de plier. La progression dans l’est du pays s’est ainsi faite naturellement et rapidement par i) une volonté de Daesh de conquérir des territoires plus grands, plus verdoyants avec des puits pétroliers, et par ii) l’embrigadement de factions sunnites à qui l’on faisait miroiter un combat ultime contre les Chiites. Là-dessus, l’Iran, l’Arabie Saoudite et ses pays du Golfe, les Turques, les Kurdes, etc. ont pensé soit trouver l’opportunité de fragiliser les Chiites, soit de fragiliser la Syrie (pétrole -et honneur mal placé- obligent), mettant un peu plus d’alcool sur le brasier. A présent, tous semblent unanimes (officiellement au moins) qu’il faille trouver une solution. Le feu n’est plus maîtrisé.

Aujourd’hui, si l’on veut résoudre le conflit et les problèmes qui nous atteignent chez nous, on doit se poser plusieurs questions, de manière non passionnelle. Est-ce une guerre religieuse ? Non, comme en Irak, en Lybie, etc. il s’agit d’une guerre de pouvoir et d’argent. Elle s’est construite avec des gens sans éducation (en France et au Moyen-Orient), à qui il est facile de faire croire à un combat religieux. Mais la vraie nature de ce désordre est bien économique. Comment vit financièrement cette organisation criminelle ? Elle vit des ventes pétrolières et de la drogue. Alors qui, sur le plan industriel, gère la production pétrolière ? Exploiter des champs pétroliers ne se fait pas de manière robotisée. Il faut un savoir-faire que seuls quelques pays et quelques compagnies maîtrisent. Et puis, qui achètent ces barils de la honte ? Le font-ils de manière consciente ? En coupant ces robinets financiers, nous pourront peut-être enrayer l’action de cette organisation terroriste.

Enfin et surtout, pour ne pas réitérer l’histoire perpétuellement qui nous apprend que la nature a horreur du vide et que si nous rayons de la carte un pouvoir (certes sanguinaire), un autre le remplacera très rapidement et encore plus violent, il faut alors penser au lendemain avant même de vouloir aujourd’hui, raser deux pays qui ont déjà beaucoup souffert (Syrie et Irak). Quelle nouvelle voie proposer ?

Vouloir vaincre Daesh, c’est réfléchir à un futur le plus stable possible et non pas répondre forcément par la violence, en Syrie et en Irak.

Ce futur doit être composé par et avec l’ensemble des communautés (kurdes, chrétiennes, sunnites, chiites, etc.) avec un projet de société, et pourquoi pas avec des outils démocratiques et dans ce cas, l’enseignement de la pratique de ces outils. Une autre voie est donc possible, sans dictateurs et sans milices d’occupation.

Il est urgent et impératif de réinvestir dans la santé et dans l’éducation dans cette région du Moyen-Orient. Nous devons aussi accepter qu’un ou plusieurs leaders locaux prennent le pouvoir, si ces derniers acceptent quatre piliers essentiels:

  • l’éducation pour tous,
  • la santé pour tous,
  • la liberté de penser et de croire,
  • une justice égale pour tous.

L’histoire nous montre qu’on ne peut imposer une démocratie au risque d’obtenir le chaos.

antoine-le-solleuz

S’il y a une volonté souverainiste chez des peuples amis, notre rôle peut être de les accompagner vers une démocratie, mais certainement pas de la leur imposer –encore moins par la violence-, au risque d’avoir l’effet inverse chez eux et chez nous.

Antoine Le Solleuz
Secrétaire National du Front Démocrate
Conseiller Municipal de la Ville de Nancy

Lancement de l’UDE

Le Traité des Fondateurs

Les crises multiformes – sociales, écologiques, morales – que traverse notre pays, nécessitent un nouvel élan démocratique et un rassemblement des forces de progrès, revendiquant une vision moderne de la social-démocratie et de l’écologie réformatrice.

Les signataires, rassemblés ce jour, entérinent la création de l’Union des Démocrates et des Écologistes (UDE), une fédération politique qui se situe au centre gauche de l’échiquier politique français.

Elle réunit celles et ceux qui partagent une vision réformatrice du pouvoir, se reconnaissent dans les valeurs républicaines, d’écologie de progrès, de social-démocratie, de laïcité, et sont résolument pro- européens.

Respectueuse de ses identités et ses différences, l’Union des Démocrates et des Écologistes assume le dépassement des clivages de postures, des oppositions factices, des schémas d’hier, permettant le rassemblement dans une maison commune, des progressistes, des écologistes réformateurs et des sociaux-démocrates.

Nous soutenons l’idée d’une démocratie moderne, bâtie autour de responsables politiques, associatif, citoyens, réunis pour proposer les grandes réformes dont le pays a vitalement besoin, et portant une capacité à nouer des compromis, dans le cadre d’un dialogue social renouvelé.

Nous portons l’idée d’une transition écologique ambitieuse, luttant contre la surexploitation des ressources naturelles et la destruction des écosystèmes, et préparant l’avènement d’un nouveau modèle de développement. Nous défendrons l’économie verte, porteuse d’emplois, le développement de filières innovantes, l’économie circulaire, la reconversion de l’économie carbonée.

Nous assumons un clair positionnement pro-européen, soutenant l’idée d’une Union Européenne qui abandonne les politiques d’austérités, lutte résolument contre le changement climatique – par une action diplomatique plus puissante – et qui pèse de tout son poids dans le concert des nations.

Nous défendons l’idée d’une Union Européenne plus lisible, au fonctionnement plus démocratique, offrant des politiques porteuses d’espoirs pour les citoyens européens, des politiques innovantes et socialement positives, en particulier pour la jeunesse.

Celles et ceux qui n’ont pas renoncé au redressement économique, démocratique et moral du pays doivent agir ensemble, rassemblés pour porter une nouvelle ambition.

Acteur des changements nécessaires face à l’immobilisme et au front des refus en tous genres, l’Union des Démocrates et des Écologistes sera force de proposition, positive et pragmatique, souhaitant offrir des perspectives ambitieuses de redressement au pays, en assumant pleinement ses responsabilités, dans le débat public, dans nos territoires, comme à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Les Fondateurs